103 000 km²
République parlementaire
Capitale : Reykjavík
Monnaie : couronne islandaise
364 000 habitants (Islandais)
Indépendance en 1944

Le drapeau représente la croix scandinave avec des couleurs rappelant la géographie du pays : le rouge pour les éruptions de lave, le blanc pour les glaciers et le bleu pour représenter les montagnes, le ciel, la mer et les chutes d’eau.
Pour l’histoire antérieure à l’indépendance, lire La Scandinavie historique

Situées dans l’océan Atlantique nord, à 287 km du Groenland au nord-ouest et 480 km des Féroé au sud-est, l’Islande et les quelques îles qui lui sont rattachées (0,3 % de la superficie) comptent 4 970 km de côtes, découpées de fjords. Le pays partage des frontières maritimes avec la Norvège (île Jan Mayen) et le Danemark (Féroé et Groenland).
Le relief, largement montagneux et volcanique, culmine à près de 2 110 m et 10 % du territoire est couvert de glaciers. De ce fait, la quasi-totalité de la population vit dans des villes, le long des côtes nord et ouest, dont la moitié dans la région de Reykjavík (capitale la plus septentrionale d’Europe). Le climat est tempéré.
Près de 79 % de la population est d’origine islandaise. Parmi les habitants d’origine étrangère, près de 6 % sont Polonais. Sur les 92 % d’habitants déclarant une religion, environ 59 % sont luthériens (religion officielle), 4 % catholiques et plus de 5 % membres de diverses confessions chrétiennes (Congrégations indépendantes de Reykjavik et de Hafnarfjordur, Pentecôtistes…). S’y ajoutent les pratiquants de cultes originaux (un peu plus de 1 % chacun) : la religion islandaise païenne (Ásatrúarfélagið, reconnue par l’État), le zuisme (néo-paganisme d’inspiration sumérienne né en Hongrie), l’humanisme éthique…
CURIOSITÉS : en Islande, tout citoyen doit payer une taxe religieuse annuelle, qu’il soit croyant ou non. Sur le plan de l’état civil, la notion de nom de famille n’existe pas : les Islandais portent leur propre prénom et dans la plupart des cas le prénom de leur père (voire de leur mère) suivi du suffixe son (fils de…) pour les hommes, dóttir pour les femmes (fille de…) et bur pour les personnes non-binaires (enfant de…). Le patronyme change ainsi à chaque génération.

L’Islande accède au statut d’État souverain en 1918, sous la forme d’un royaume en union personnelle avec le Danemark. Il n’accède à la pleine indépendance qu’à l’issue de la deuxième Guerre mondiale, après que le territoire danois a été occupé par les Allemands. En mai 1944, plus de 99 % de la population vote en faveur de l’abrogation de l’Acte d’Union et de l’adoption d’une nouvelle constitution, faisant du pays une république.
En août 2026, plus de 52 % des votants rejettent la reprise des négociations d’adhésion du pays à l’Union européenne. Le référendum avait été convoqué par la coalition de gauche et du centre au pouvoir (sociaux-démocrates, Parti de la réforme et Parti du peuple), afin de reprendre un processus interrompu en 2015, dans un contexte de fortes tensions internationales : dépourvue d’armée (bien que membre de l’OTAN), l’Islande est en effet proche du Groenland, convoité par les États-Unis et d’autres pays. Mais les Islandais n’ont pas souhaité aller plus loin que les avantages déjà procurés à leur pays par son statut de membre de l’Association européenne de libre-échange (AELE) et de l’espace économique européen et se sont rendus aux arguments eurosceptiques du Parti de l’indépendance (conservateur) et du lobby de la pêche (secteur qui représente 40 % des exportations et 7 % du PIB).
Photo de une : Fissure volcanique dans le Parc national Vatnajökull