468 km²
Principauté
Capitale : Andorre-la-Vieille
Monnaie : l’euro
85 000 habitants (Andorrans)
Souveraineté en 988

L’écusson représente les armes de l’évêque d’Urgell, d’Aragon, du comté de Foix et du Béarn.
Pour l’histoire ancienne, voir La formation des pays ibériques

Le pays est totalement enclavé, au cœur des Pyrénées, entre l’Espagne au sud (63 km de frontière) et la France au nord (55 km). Ses frontières sont les plus anciennes du monde (1248). Le relief est composé de hautes montagnes (culminant à près de 2 950 m), entrecoupées de vallées étroites, ce qui en fait le pays habité le plus élevé d’Europe. Le climat est tempéré.
Moins d’un tiers des habitants sont natifs d’Andorre. Les autres sont nés en Espagne (34 %), au Portugal, en France. Le catalan, langue officielle, est parlé par 44 % de la population, à peine plus que l’espagnol castillan (40 %).
Près de 90 % de la population est chrétienne, très majoritairement catholique.

Survivante de la Marche d’Espagne créée, en 795, par l’Empereur Charlemagne contre les invasions arabo-berbères (cf. La formation des pays ibériques), la principauté d’Andorre est devenue souveraine en 988, quand le comte d’Urgel l’a cédée à l’évêque d’Urgel. Pour la protéger des convoitises de ses voisins, l’évêché a noué des accords avec divers féodaux. Depuis deux accords de « paréage » (datant de 1278 et 1288), elle est placée sous la responsabilité de deux princes : l’évêque de La Seu d’Urgell en Espagne et le dirigeant en exercice de la France (par héritage des comtes de Foix, associés au pouvoir au début du XIIIe siècle, puis du royaume de Navarre, après l’accession d’Henri IV au trône de France). Ces liens féodaux seront suspendus par les républicains de la Révolution française, mais rétablis par Napoléon 1er en 1806.
Ce système a été modifié par une nouvelle Constitution, en 1993 (qui est aussi l’année d’adhésion d’Andorre à l’ONU) : les co-princes restent chefs d’État mais ne gouvernent pas. La direction des affaires est assurée par un Conseil général des vallées élu au suffrage universel au sein des sept paroisses et sur une liste nationale, ce qui fait de la principauté une démocratie parlementaire. Sa prospérité est assurée par le tourisme et un régime fiscal avantageux qui attirent les visiteurs étrangers.
Photo : Santa Coloma