Suède

450 295 km²

Monarchie constitutionnelle

Capitale : Stockholm

Monnaie : couronne suédoise

10,6 millions d’habitants (Suédois)

Le drapeau présente une croix scandinave, avec les couleurs bleu et jaune représentant la Suède depuis au moins la fin du XIIIe siècle.

Pour l’histoire antérieure à l’indépendance, lire La Scandinavie historique

Étendue sur 1 572 km du nord au sud (avec une largeur maximale inférieure à 500 km), la Suède compte 3 218 km de côtes sur la mer Baltique et le golfe de Botnie (qui la sépare de la Finlande au nord), ainsi que sur les détroits (Cattegat et Skagerrat) qui la séparent du Danemark au sud. La longueur des côtes dépasse 31 700 km si on tient compte des 222 000 îles (dont 24 000 pour le seul archipel de Stockholm) ; la plus grande est celle de Gotland (2 994 km²). La Suède partage 2 211 km de frontières terrestres avec deux pays : 1 666 avec la Norvège à l’ouest et au nord, 545 avec la Finlande au nord-est.

Plutôt plat au sud, le relief devient plus accidenté au fur et à mesure qu’on monte vers le nord, ainsi que le long de la frontière avec la Norvège, majoritairement constituée par les Alpes scandinaves (qui culminent à 2 111 m dans leur partie suédoise). Le paysage est constitué aux deux tiers par des forêts et à 9 % par des lacs (au nombre de 100 000 environ). Océanique et tempéré sur les côtes méridionales, le climat devient continental, puis subarctique en montant vers le nord.

Environ 80 % de la population est d’ethnie suédoise. Parmi les 20 % d’habitants originaires d’autres pays, les plus nombreux sont les Syriens (près de 2 %), les Irakiens et les Finnois (un peu plus de 1,3 %). La langue officielle est le suédois. Cinq langues ont le statut de langues minoritaires : le finnois, le same (entre 20 000 et 40 000 personnes), le rom, le yiddish et le meankieli (parlé par 40 000 à 70 000 Tornédaliens, proches des Finnois).

Sur les 63 % d’habitants déclarant une religion, environ 54 % sont luthériens. Les autres sont musulmans (5 %), catholiques et orthodoxes (un peu plus d’1 % chacun), juifs, bouddhistes…

Photo : le Grand Hôtel de Stockholm


Membre de l’Union européenne depuis 1995, la Suède n’a adhéré à l’OTAN qu’en 2024, après l’invasion de l’est ukrainien par la Russie. Depuis 1975, le souverain (descendant du maréchal français Bernadotte) n’exerce plus qu’un rôle honorifique. Longtemps dominée par le Parti social-démocrate des travailleurs, la scène politique s’est fortement diversifiée et fragmentée.

En 2022, le gouvernement minoritaire des sociaux-démocrates est remplacé par une coalition de droite réunissant le Parti Modéré de rassemblement (conservateurs), les Chrétiens-démocrates et les Libéraux et bénéficiant du soutien sans participation des Démocrates de Suède (SD). Ayant obtenu plus de 20 % des voix, ce parti d’extrême-droite impose à ses alliés un durcissement des règles d’immigration et de lutte contre la criminalité, dans un pays qui connait un accroissement de la délinquance, notamment du trafic de drogue. Celui-ci n’est plus l’apanage des locaux : depuis le début des années 2010, les gangs traditionnels de motards (Hells Angels, Bandidos) sont concurrencés par des bandes de banlieue dont les 14 000 membres sont à 20 % étrangers ou détenteurs de la double nationalité.

Les élections de septembre 2026 au Riksdag (le Parlement monocaméral) donnent des résultats serrés : bien qu’enregistrant leur plus faible score depuis les premières élections au suffrage universel (masculin) en 1911, les sociaux-démocrates arrivent en tête avec 28 %, devant les Modérés et le SD (qui recule de près de 3 %). La gauche obtient une légère majorité, le recul des sociaux-démocrates étant compensé par la progression de ses alliés (écolo-socialistes du Parti de gauche, Parti du Centre et Parti de l’environnement). Mais la formation d’un gouvernement est délicate, les centristes refusant de diriger avec les gauche et droite radicales.